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Jeux d'hiver 2018 : Nouvelle étape

 

Les principes de la sélection

Les 4 et 5 novembre, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a reçu les quatre villes pré-requérantes à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2018 pour un séminaire de présentation de la procédure et des critères d’évaluation retenus pour le choix d’une ville candidate.

Henri Sérandour, président du CNOSF a ouvert, le 4 novembre, le séminaire d’information des villes ayant manifesté leur volonté d’être désignée, pour la France, candidate officielle à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2018, à savoir Annecy (74), Grenoble (38), Nice (06) et Pelvoux (05).

Procédure de sélection nationale d’une ville requérante aux Jeux Olympiques d’Hiver de 2018

Un partenariat indispensable

En présence du bureau exécutif du CNOSF, des présidents des fédérations nationales de sports d’hiver, et de représentants du ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Henri Sérandour a rappelé dans son allocution d’ouverture que cette initiative était une première. De fait, le CNOSF souhaite accompagner au mieux les projets en cours d’élaboration, et ce rendez-vous manifeste notamment la ferme volonté du Mouvement olympique d’être plus impliqué que lors des précédentes candidatures aux Jeux Olympiques d’été.

Contrairement à ces dernières expériences, le président du CNOSF appelle en effet au développement, en amont, d’un véritable partenariat : « En cas d’acceptation, je souhaiterais que cette dynamique avec le CNOSF se prolonge, de même que la dynamique créée au sein des villes pré-requérantes, pour que cet engouement soit profitable à tout le sport français ». S’appuyant sur les textes d’application 1.3 et 1.4 de la règle 34 de la Charte olympique, Henri Sérandour a appelé à un « partenariat indissociable et indispensable entre ville pré-requérantes et CNOSF », ainsi qu’au respect de chacun des candidats entre eux.

Présenter une candidature : une prérogative exclusive des CNO

Dès son introduction, Henri Sérandour a rappelé qu’en vertu des dispositions de la Charte olympique, la présentation d’une ville candidate relevait d’une « prérogative exclusive des Comités nationaux olympiques ». Le président du CNOSF a d’ailleurs particulièrement insisté sur le fait que la décision qui sera prise le 18 mars, ne sera pas forcément celle d’une désignation : « On n’est pas forcé de dire oui. J’espère que vous avez intégré cette dimension ». Evoquant l’échec de l’élection de Singapour – qui avait vu Londres préférée à Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques d’été 2012 –, Henri Sérandour a de fait précisé que des leçons avaient été tirées et que tout serait mis en œuvre pour que cette expérience ne se reproduise pas, y compris donc l’absence de désignation, « si l’on ne sent pas la solidité nécessaire pour passer la short list ».

Une sélection exigeante

Etienne Thobois, ancien directeur général du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2007, a présenté le contexte et les enjeux de la procédure, au nom du cabinet spécialisé Keneo. Ce dernier, désigné par le CNOSF en vue de l’assister dans l’élaboration du cahier des charges à destination des villes requérantes et tout au long du processus de sélection d’une candidature française, aura notamment pour mission « de donner au Conseil d’Administration du CNOSF les moyens de prendre une décision éclairée, sans entrer dans une logique extrême où des critères trop exigeants engendreraient des frais et des lourdeurs inconsidérés ».

Sous la direction de Michel Vial, secrétaire général du CNOSF, cette procédure d’évaluation a dès lors pour but de garantir les meilleures chances de succès d’une candidature. Il s’agira pour cela de s’assurer que les villes pré-requérantes présentent un projet olympique crédible, sérieux et réalisable, en concordance avec le cahier des charges du CIO et porteur d’une dimension régionale et nationale. L’opportunité d’une candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver 2018, sera en effet appréciée dans le cadre des préoccupations de développement durable et d’aménagement territorial. Le CNOSF a demandé aux villes candidates un plan bien pensé, avec un bon concept des opérations offrant une vision claire du projet. Il a également été précisé que la motivation, l’existence d’un soutien fort des secteurs public et privé seraient des critères pris en compte

A ce niveau de procédure, il n’est toutefois pas demandé aux villes de présenter des garanties générales de dimension nationale, liées aux problématiques de sécurité, d’immigration ou de financement d’infrastructures. La procédure de sélection nationale mise en place évaluera principalement la faisabilité et la pertinence de chaque concept des opérations, inscrit dans une logique d’analyse des risques, particulièrement importante pour le CIO.

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Quatre villes motivées

Grenoble, Pelvoux, Annecy et Nice, les quatre villes pré-requérantes à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018, ont participé les 4 et 5 novembre à un séminaire d’information organisé par le CNOSF à la maison du sport français. Destiné à les aider à préparer leurs dossiers de ville requérante, qu’ils remettront le 21 janvier 2009 au Conseil d’administration du CNOSF (lequel choisira la candidate le 18 mars), ce séminaire a aussi permis à chacun des responsables d’exposer les grandes lignes de leurs projets.

Grenoble : « aux couleurs des cinq continents »

Présentée par son maire, Michel Destot, la délégation de Grenoble intégrait notamment David Smetanine, double champion paralympique de natation aux Jeux de Pékin, et Florence Masnada, double médaillée de bronze, aux Jeux Olympiques d’Albertville et de Nagano. Pour Michel Destot, la candidature de Grenoble est « réfléchie depuis pas mal de temps ». Sa première motivation est « la ferveur populaire, vérifiée dans toutes les dernières manifestations, notamment l’anniversaire des quarante ans des Jeux Olympiques de Grenoble, fêtée par 30 000 personnes ». Insistant sur le caractère multiculturel et métissé de sa ville, le maire de Grenoble, également députe de l’Isère a souligné la ferveur du monde économique, « constituée assez spontanément et de façon massive », ainsi que le concours de l’ensemble des collectivités territoriales. Placée sous l’angle de l’innovation et du développement durable, le projet grenoblois s’inscrirait dans l’héritage olympique de la ville et laisserait un héritage à la jeunesse, avec la construction de logements et la création d’équipements pérennes, sportifs et urbains.

Pelvoux : Ecrin des Hautes Alpes

La candidature de Pelvoux a été introduite par Cyrille Drujon D'Astros, président de la communauté de communes des Ecrins. M. Drujon D'Astros a inscrit la candidature du village de Pelvoux comme celle de l’ensemble des stations des Alpes de Haute-Provence, et des Hautes Alpes, mobilisées depuis 4 ans autour de la perspective d’accueillir les Jeux Olympiques d’hiver. Pelvoux, petite station, a été choisie de manière symbolique pour représenter l’union des forces du département réunies autour de cette commune. Les Ecrins concentrent six stations de ski dans un rayon de 60 kilomètres. Inscrite dans le sens d’une « candidature de la différence », l’ambition annoncée de Pelvoux est de proposer des Jeux olympiques à taille humaine, inscrits dans le développement durable de la région. Ainsi, les installations des Jeux de Turin, à Cesana (piste de bobsleigh) et à Pragelato (tremplins de saut) , « plus proches de nous qu’elles ne l’étaient de la ville de Turin en 2006 », dit le député des Hautes Alpe Joël Giraud, seraient-elles utilisées. «Nous avons une vision pour notre territoire à 20 ans, les Jeux sont susceptibles de relancer son activité économique ».

Annecy : associer sport, industrie et environnement

Autre champion présent pour représenter une ville candidate, Antoine Deneriaz, champion olympique de descente à Turin en 2006, venu soutenir la démarche engagée par Annecy. Présentée par Gilles Bernard, Conseiller délégué auprès du maire pour les Jeux Olympiques 2018, comme une station de longue date investie dans le sport de haut niveau et la compétition, aussi bien d’un point de vue estival qu’hivernal, la préfecture de Haute Savoie se veut porteuse d’une candidature dynamique. Souhaitant dépasser « l’image de carte postale » de la ville idéalement située entre les massifs des Bornes et des Bauges, Gilles Bernard a manifesté la volonté de participer à l’équilibre entre industrie et sauvegarde de la nature. De fait, valorisation des ressources naturelles et environnementales, perspectives de développement industriel harmonieux et héritage sportif apparaissent comme les éléments forts que souhaite mettre en avant Annecy dans sa candidature. Le maire d’Annecy Jean-Luc Rigaut, souligne aussi « l’expertise reconnue au service des champions » de la Haute Savoie, qui comprend « 60% de sites homologués par la FIS, des lieux d’entraînement exceptionnels, un hébergement de qualité » dans ce qui est « la 2e destination touristique en France après Paris ». Une candidature s’appuyant sur « une mobilisation importante des acteurs économiques et culturels » de la région.

Nice : « aller plus loin encore »

1er vice-président du Conseil général Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginesy, représentait Christian Estrosi, député-maire de Nice en déplacement aux Etats-Unis. En son nom, le maire de Péone a manifesté l’enthousiasme de tout un département trop souvent considéré comme uniquement tourné vers la mer, alors que la majeure partie du territoire (près de 80%) est couvert par la montagne. M. Ginesy a rappelé que ces dernières années, le département avait développé nombre « d’équipements performants qui donnent envie d’aller plus loin encore ». Avec l’Aéroport Nice –Côté d’Azur, second de France, l’aménagement projeté par M. Estrosi d’un grand stade dans la plaine du Var, le département pourrait, selon M. Ginesy, être à même d’accueillir l’évènement olympique dans les meilleures conditions. A l’appui des évènements sportifs qui, du Nikaïa au tour de France à la voile, sont organisés sur le département, M. Ginesy a par ailleurs affirmé « les Jeux Olympiques peuvent apporter beaucoup, mais nous pouvons également apporter beaucoup aux Jeux Olympiques ».

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« La décision sera prise sur des critères très proches de ceux du CIO ».

Ethique, motivation, concept et soutien public et politique, financement, sites, hébergement, transport, expérience, héritage pour le sport et promotion des valeurs olympiques, autant de thèmes abordés à l’occasion de ce séminaire. Regard sur les attentes du Mouvement olympique…

Rappelés par Jean-Michel Brun, membre de l'exécutif du CNOSF en charge du suivi de cette procédure de sélection, les règles du CIO sont particulièrement strictes et exigeantes.
A travers la Charte olympique et le Code d’éthique, il existe une hiérarchie des normes. La Charte apparait comme la loi fondamentale. Dans son respect, les Jeux Olympiques doivent s’envisager comme une philosophie de vie ayant pour but de mettre le sport au service d’un monde meilleur.

Ce corpus de règles a été rappelé aux villes pré-requérantes à l’occasion du séminaire des 4 et 5 novembre. Les candidats doivent d’abord respecter un code de bonne conduite :
•Fair-play et respect des valeurs olympiques,
•Interdiction de toute promotion internationale,
•Interdiction de toute comparaison entre villes,
•Gestion vertueuse des dossiers de candidature dans les relations avec les tiers,
•Respect des règles fixées par le CNOSF avec possibilité de saisine du Comité de déontologie.

Les règles olympiques portent également sur les propriétés olympiques (ensemble des symboles liés aux Jeux olympiques : anneaux, flamme, affiches, termes « olympiques », hymne…). Ces derniers ne pourront être utilisés dans cette phase de sélection nationale, ni par les villes pré-requérantes, ni par leur environnement. Par ailleurs, à l’issue de la procédure, les structures de candidatures devront cesser toute utilisation des visuels utilisés et céder au CNOSF toutes les marques et tous les noms de domaine enregistrés.

Poser les bases d’un COJO efficient
Le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) est la structure majeure de la préparation de l’évènement olympique. Dans cette phase de pré-requérance, les villes candidates doivent définir clairement les domaines de responsabilité et les modalités opérationnelles (sécurité, transport, dispositif médical). Il s’agit de structurer de la manière la plus cohérente et efficace la gouvernance des Jeux Olympiques.

Le séminaire a par ailleurs porté l’attention des villes candidates sur l’importance du marketing olympique, géré par le COJO et matérialisé au niveau du CIO par un programme dit TOP de partenariat international et au niveau national par un programme national représentant plus de 50% du financement du CNOSF.
C’est aussi au COJO que revient la responsabilité de répondre à l’ensemble des attentes entourant les Jeux Olympiques ; celles des 90 000 accrédités, des athlètes tout d’abord, mais aussi médias, partenaires, et bien sûr du grand public. C’est également au COJO qu’incombe la responsabilité des besoins logistiques, notamment en termes de transport.

Laisser un héritage
L’héritage laissé par les Jeux olympiques est un aspect fondamental pour le CIO. Ainsi qu’il le rappelle dans les règles 2.13 et 2.14 de la Charte olympique, le CIO se veut exemplaire dans la prise en compte des problématiques environnementales et de développement durable et le CNOSF se montrera particulièrement attentif à ces aspects qui supposent une analyse fine de l’impact global des Jeux Olympiques dans la préparation du concept général de leur organisation.

En termes d’héritage, cette phase de préparation nécessite donc une vision cohérente de la ville candidate avec les stratégies de développement du territoire à moyen et long terme ; une vision qui permette d’apprécier les enjeux et bénéfices non seulement pendant les Jeux olympiques, mais également pendant la période de préparation des Jeux olympiques, soit 7 ans.

Le CNOSF a insisté sur la nécessité d’éviter des « éléphants blancs », réalisations sardanapalesques, coûteuses et de prestige lancées sans pertinence économique et qui constituent à terme une charge durable et inutile. Les projets doivent au contraire cadrer avec le plan à long terme de la ville et de la région. Plus grand ne veut pas dire mieux. Cette question de l’héritage suppose également la pleine implication des parties prenantes et la prise en compte des moyens financiers des collectivités.

L’héritage doit être significatif pour le sport. Il s’agit certes d’une préoccupation en termes d’infrastructure, mais pas seulement : diffusion des valeurs du sport et de l’Olympisme, implication active et renforcement de la solidarité entre tous les acteurs sportifs, perspectives en termes d’emploi, de formation, de cohésion sociale et bien sûr d’éducation doivent faire partie du legs olympique.

Le village olympique au cœur du concept des sites
Cette question d’héritage passe nécessairement par la minimisation des impacts environnementaux dans la gestion des sites olympiques. Sur cette question, les prescriptions sont de favoriser l’utilisation des sites et territoires existants, de bien localiser et organiser les sites de compétition et de non compétition. Il s’agit tout autant de prendre en compte le confort des athlètes, la préoccupation première étant de mettre l’athlète au cœur du concept organisationnel, que l’efficience des opérations olympiques (transport, sécurité), mais aussi de respecter les spécifications techniques du CIO et des Fédérations internationales.

De fait, temporaires ou, de préférence, permanents, les sites et leur financement, leur sécurité, les garanties qui les entourent, entrent pleinement dans la planification des Jeux olympiques. En particulier, les villes pré-requérantes devront envisager l’organisation géographique (isolés, noyaux…) des sites, leur capacité, les distances, et temps de transport (tant pour la famille olympique que pour le grand public), les mesures de gestion, et bien sûr le ou les village (s) olympique (s).

Avec le stade olympique, ce dernier représente le principal projet des Jeux olympiques. Au cœur du projet, il constitue un élément clé de l’héritage. Si son financement doit s’apprécier hors COJO, le nombre de villages, leur localisation, la prise en compte des médias et des besoins de l’ensemble de la famille olympique, son utilisation post-olympique sont cruciaux. Certaines exigences du CIO sont par ailleurs à prendre en compte, en termes d’espace et de visibilité notamment, mais aussi dans sa localisation (un village olympique ne doit pas être distant de plus de 50 km ou d’une heure de route des sites de compétition, il ne faut pas plus 200m d’altitude d’écart entre village et sites d’épreuves d’endurance…)

Les retombées d’une candidature, même si elle n’est pas retenue, sont multiples. Une telle démarche est en elle-même porteuse de retombées. A travers les mutualisations, prospectives d’aménagement du territoire et de construction d’infrastructures, un véritable cercle vertueux peut se révéler pour peu que des politiques d’accompagnement soient mises en place, en concertation entre les instances publiques et sportives.

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Des Jeux Olympiques et Paralympiques

Organiser les Jeux Olympiques c’est également, depuis Séoul 1988, organiser les Jeux Paralympiques. Une dimension nécessaire à prendre en compte pour les villes pré-requérantes.

Les Jeux Paralympiques, nés en dehors du Mouvement olympique, y ont naturellement été associés. Ces deux évènements partagent la même dimension humaine, les mêmes valeurs de l’effort, le même amour du sport… et depuis Sydney 2000, le même COJO (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques).

En termes de gouvernance toutefois, les Jeux Paralympiques sont la propriété de l’International Paralympic Committee (IPC), fondé en 1989 en lieu et place du Comité international de coordination (CIC, créé en 1982). L’organisation des Jeux Paralympiques relève d’une collaboration entre le CIO et l’IPC. Les Jeux paralympiques disposent d’une identité propre, indispensable à prendre en compte dans la constitution des dossiers, notamment pour ce qui concerne la protection des symboles paralympiques. Avec un logo propre, les Jeux Paralympiques développent un programme de partenariat séparé de celui des Jeux Olympiques et la redistribution des revenus se fait indépendamment du CIO.

Organisés une quinzaine de jours après les Jeux Olympiques – une des villes pré-requérantes a d’ailleurs demandé si ce délai pouvait être réduit – les Jeux Paralympiques ne peuvent se tenir en amont. Ce laps de temps s’explique pour plusieurs raisons : d’abord le fait que le village olympique reste occupé dans les jours qui suivent la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, ensuite bien sûr, le temps de nettoyage et de réaménagement en vue d’accueillir un public handicapé et de garantir sa sécurité.

Pour la session hivernale des Jeux paralympiques, 58 médailles sont distribuées sur une durée de 10 jours dans cinq épreuves : ski de fond, biathlon, ski alpin, hockey sur luge et curling en fauteuil roulant. Le format des compétitions est identique à celui des Jeux Olympiques, mais leur format est plus concentré (village, sites….) et les éléments à prendre en compte diversifiés (accessibilité, infrastructures médicales, accueil du public …). Dans les deux cas, la réduction des risques et des coûts sont des éléments à prendre en compte par les villes pré-requérantes.

Le budget consacré aux Jeux Paralympiques se monte à près de 60 millions d’euros, avec deux points particulièrement sensibles : l’hébergement et le village olympique. Certaines problématiques apparaissent d’ailleurs très complexes à résoudre, à l’exemple des sanitaires à mettre en conformité. En tout état de cause, ces Jeux Paralympiques constituent une opportunité unique de développer l’accessibilité des lieux publics aux handicapés et sont une réelle chance de sensibilisation à l’échelle régionale, tant du point de vue des collectivités que de la jeunesse.

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Le communiqué de presse

Les membres du Bureau exécutif du CNOSF ont exposé les 4 et 5 novembre novembre aux villes pré-requérantes à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018 les conditions du cahier des charges qu’elles auront à satisfaire.

Les quatre délégations de Grenoble, Pelvoux les Ecrins, Annecy et Nice ont affiché leur enthousiasme et les échanges ont été illustratifs de la volonté de présenter des dossiers de qualité répondant aux exigences du CIO et du CNOSF.

Au delà de cet élément essentiel, le CNOSF tient à affirmer vigoureusement sa conviction que la condition de réussite d’une candidature olympique est que celle-ci soit portée principalement par le mouvement sportif, et que ses chances seront d’autant plus élevées que le mouvement sportif français, fort de sa mission déléguée de service public, sera considéré et respecté.

Ceci suppose à tout le moins qu’il soit autonome dans son organisation et garanti dans son financement. Les récentes prises de position du secrétariat d’Etat sur ces deux points s’avèrent extrêmement préoccupantes.

En conséquence, les membres du bureau exécutif demandent à la ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative de prendre les dispositions qui s’imposent pour permettre au mouvement sportif français de s’engager avec enthousiasme, sérénité et confiance dans la conquête de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2018.

Jeux d'hiver 2018 : tous les communiqués de presse du CNOSF

Contact presse :
Département communication
Soria Zidelkhile - 01 40 78 28 76 / soriazidelkhile@cnosf.org

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